Dialogo è accettare l'altro come è e come egli stesso si definisce e si presenta a noi, di non cessare di essere se stessi mentre ci si confronta con il diverso, di essere consapevoli che la nostra identità esce arricchita e non sminuita da chi di questa identità non accetta alcuni elementi, magari anche quelli che noi riteniamo fondamentali. La riconciliazione è possibile, tra i cristiani e nella compagnia degli uomini. (Enzo Bianchi, priore della Comunità di Bose)


Deux grandes expositions 岬 l'affiche 岬 Beijing

di Yannine

Point de mire met le coup de projecteur sur les deux grandes expositions actuellement 岬 l'affiche du Mus岢e de la Capitale, 岬 Beijing. L'une est consacr岢e 岬 la vie de Matteo Ricci, missionnaire italien, venu en Chine pour diffuser la culture occidentale, il y a de cela plus de 400 ans. La seconde exposition s'int岢resse 岬 l'exportation des porcelaines chinoises en Europe qui commence d岢s le 18岢me si岢cle.

Les deux expositions qui sont l'une comme l'autre charg岢es d'histoire et de culture, nous permettent d'avoir un regard bien plus concret et plus pr岢cis sur les grands 岢changes entrepris entre les deux civilisations, chinoise et occidentale, depuis des centaines d'ann岢es.

A la fin du 16岢me si岢cle, le missionnaire italien Matteo Ricci s'est rendu en Chine. A cette 岢poque, l'Europe 岢tait prosp岢re que ce soit au niveau de la production industrielle qu'artistique, grce 岬 la premi岢re r岢volution scientifique et technique, ainsi qu'au mouvement de la Renaissance.

A cette m岢me p岢riode de l'histoire, c'est la dynastie des Ming qui r岢gne en Chine, avec l'empereur Wangli. En d岢pit des milliers et des milliers de kilom岢tres qu'il a d parcourir, Matteo Ricci a apport岢 un grand nombre d'objets qui illustrent les progr岢s techniques en l'Europe ; entres autres : prisme, cadran solaire et horloge 岬 sonnerie.

Ricci voulait en plus propager les connaissances math岢matiques, astronomiques et g岢ographiques. Son action a ouvert de nouveaux horizons aux dignitaires, aux fonctionnaires et autres intellectuels qu'il a rencontr岢 et leur a permis d'engranger des connaissances 岬 la fois scientifiques, techniques et artistiques provenant d'Europe. D'apr岢s des documents historiques, Matteo Ricci fut le premier europ岢en 岬 pr岢senter des r岢alisations scientifiques, techniques et artistiques occidentaux aux chinois et en Chine.

L'ann岢e 2010 marque le 400岢me anniversaire du d岢c岢s de Matteo Ricci et le 40岢me anniversaire de l'岢tablissement des relations diplomatiques entre la Chine et l'Italie. C'est 岢galement, l'ann岢e de la Chine en Italie. De ce fait, l'exposition portant sur la vie de Matteo Ricci, est conjointement organis岢e par la Chine et l'Italie.

Lors de l'inauguration de l'exposition, Zhang Bai, vice ministre de l'Administration d'Etat du Patrimoine culturel a d岢clar岢 ce qui suit : En se rendant en Chine, Matteo Ricci nous fait connatre les derni岢res avanc岢es scientifiques, techniques et artistiques de l'Europe. Provoquant ainsi une vague d'engouement pour l'Occident au sein des dignitaires et des lettr岢s chinois .

Zhang Bai a 岢galement soulign岢 qu'en tant que missionnaire et il y a de cela quatre cents ans, Matt岢o Ricci est parvenu 岬 construire un pont d'岢changes entre les deux cultures, celle de la Chine et de l'Italie. L'exposition, qui se tient actuellement en sa m岢moire, permet 岬 ces deux cultures d'entreprendre un nouveau dialogue d'une importance historique.

En effet, la partie italienne pr岢te 岬 la pr岢sente exposition quelque 70 objets d'art qui comprennent entre outre des chefs d'uvre de Raphal, de Titian, des objets relatifs 岬 l'architecture, des livres anciens et des ouvrages scientifiques et techniques qui sont les mieux plac岢s pour illustrer les avanc岢es et les murs en vigueur 岬 l'岢poque de la Renaissance, allant du 14岢me au 16岢me.

Quant 岬 la partie chinoise, elle pr岢sente une soixantaine d'objets, tous des chefs d'uvre de la m岢me p岢riode. Notamment, des v岢tements et des accessoires, des peintures et des calligraphies, en passant par des statues bouddhistes, repr岢sentant le niveau artistique et culturel ainsi que le mode de vie de l'岢poque.

A ce propos, on 岢coute s'exprimer au micro de RCI, Yang Hong楊泓 chercheur de l'Institut de recherches arch岢ologiques relevant de l'Acad岢mie des Sciences sociales de Chine : On voulait faire une comparaison entre l'orient et l'occident. Elle permet aux visiteurs de mieux savoir comment c'岢tait 岬 l'岢poque, et le rle que Matteo Ricci a jou岢 dans le mariage des deux civilisations. Il 岢tait bel et bien un missionnaire, mais il m岢rite 岢galement le titre de messager culturel.

Notre correspondant a crois岢 dans le hall d'exposition un jeune visiteur du nom de Song Dawei. Il a 14 ans. Il nous confie qu'il connat Matteo Ricci grce aux livres qu'il a lus. Song Dawei : Les objets que Matteo Ricci nous a apport岢 sont tr岢s int岢ressants. Je suis tr岢s surpris par le fait qu'ils parvenaient d岢j岬 岬 fabriquer ces objets dans les temps tr岢s anciens. Je crois qu'on se doit d'entreprendre des 岢changes, parce que ce sont les 岢changes qui permettent de se d岢velopper mutuellement .

Maintenant, on 岢coute s'exprimer au micro de RCI, Gian Mario Spacca, pr岢sident de la R岢gion Marche, en Italie : Je crois qu'il 岢tait tout 岬 fait convaincu par le fait que plus les 岢carts sont grands entre deux pays et deux territoires, plus il est n岢cessaire de les pousser 岬 coop岢rer et 岬 multiplier les 岢changes .

Gian Mario Spacca a aussi soulign岢 qu'il nous fallait continuer 岬 avancer dans les pas de Matteo Ricci. D'un cot岢, accepter que de grandes diff岢rences peuvent exister entre nous, et de l'autre, nous rendre sur le terrain, afin d'apporter les savoirs et les conceptions qui nous sont propres, dans le but d'entreprendre le dialogue et des 岢changes.

Int岢ressons-nous maintenant 岬 l'exposition sur la porcelaine chinoise datant de la p岢riode des Qing, p岢riode allant de 1644 岬 1911. La porcelaine est l'une des plus grandes inventions de la Chine antique. Quelque 200 porcelaines donnant un aperu des produits export岢s sont d'ailleurs expos岢es 岬 cette occasion.

En tant qu'objet d'art, la porcelaine chinoise a jou岢 un rle incontournable dans les 岢changes 岢conomiques, artistiques et culturels entre la Chine et l'Occident. Rien qu'au 18岢me, plus de 60 millions de pi岢ces de porcelaines ont 岢t岢 export岢es en Europe. On 岢coute s'exprimer au micro de RCI : Yao An, conservatrice adjointe du Mus岢e de la Capitale : A la fin de la dynastie des Ming, le missionnaire est arriv岢 en Chine. Il apporta avec lui la culture et la civilisation occidentales. En contrepartie, nous, les chinois, que pouvions-nous leur montrer ? L'exposition qui est consacr岢e aux exportations de la porcelaine chinoise en Europe a 岢t岢 r岢alis岢e pour r岢pondre 岬 cette question.

Comment cela se passait-il en Chine 岬 l'岢poque o徂 l'exportation de porcelaines battait son plein ? Sur les quais, 岬 l'岢poque d岢s qu'on apercevait un bateau 岬 voiles, les gens avaient l'habitude de dire que les porcelaines chinoises allaient en 岢tre d岢barqu岢es. En effet, les porcelaines chinoises 岢taient tr岢s pris岢es en Europe et faisaient l'objet de collection tant pour la cour royale que pour les aristocrates.

Les produits destin岢s 岬 l'exportation 岢taient fabriqu岢s de sorte qu'ils r岢pondent au got des occidentaux. Pour cause, leurs couleurs 岢taient tr岢s vivaces et leurs formes diff岢rentes de celles qui se vendaient dans leur pays origine.

En g岢n岢ral, sur les porcelaines 岢taient peintes des fleurs, des oiseaux, des cours d'eaux et des montagnes, des personnages et des sc岢nes illustrant les us et coutumes, tous dans des couleurs rappelant la Chine, et auxquels s'int岢ressaient les occidentaux.

Des porcelaines 岢taient aussi peintes 岬 l'occidental. A l'岢poque, on exportait aussi des produits semi fini. Une fois, qu'ils parvenaient 岬 leur destination, ils 岢taient color岢s et cuits selon les gots locaux. De ce fait, les porcelaines qui sont export岢es, par le pass岢, sont les mieux plac岢es pour illustrer le mariage r岢ussi entre l'art chinois et europ岢en.

On 岢coute s'exprimer au micro de RCI, Hu Yanxi, c岢l岢bre expert de la porcelaine chinoise. Il a notamment 岢crit des livres sur les porcelaines export岢s sous le r岢gne des Qing. Des porcelaines qui ont beaucoup influenc岢 l'art occidental : Avant 1710, la porcelaine chinoise 岢tait quelque chose de tr岢s pr岢cieux en Europe. Du fait qu'岬 l'岢poque, on ne savait pas encore faire cuire les porcelaines. Au d岢but, on exportait, en Europe, des produits tous faits. Et petit 岬 petit, leurs admirateurs se sont int岢ress岢s 岬 la vie au quotidien des Chinois. Comment vivent les Chinois ? On aimerait bien en savoir davantage. .

En effet, alors, la photographie n'avait pas encore 岢t岢 invent岢e. Tout ce qu'on pouvait faire, c'岢tait de reproduire sur les porcelaines destin岢es 岬 l'exportation des sc岢nes de vie des chinois.

Hu Yanxi ajouta 岢galement que les dessins, bien que simples, 岢taient tr岢s appr岢ci岢s des Europ岢ens. Par ailleurs, pour ces derniers, les produits export岢s constituaient une sorte de support de diffusion de la culture traditionnelle chinoise. L'ensemble de la haute soci岢t岢 europ岢enne 岢tait alors s岢duite par la culture traditionnelle chinoise , insiste Hu Yanxi.

Apr岢s le Mus岢e de la Capitale 岬 Beijing, l'exposition portant sur la vie du missionnaire italien Matteo Ricci, prendra d'abord la route de Shanghai, puis de Nanjing d岢s la fin du mois de mars. Quant 岬 l'exposition consacr岢e aux Porcelaines chinoises export岢es sous le r岢gne des Qing , elle durera jusqu'au mois de mai.

Apr岢s avoir parcouru ces deux expositions, on est une fois de plus convaincu par le fait que les 岢changes ont depuis toujours 岢norm岢ment contribu岢 au d岢veloppement du monde.


Fonte:

CRI online

15 aprile 2010