Dialogo è accettare l'altro come è e come egli stesso si definisce e si presenta a noi, di non cessare di essere se stessi mentre ci si confronta con il diverso, di essere consapevoli che la nostra identità esce arricchita e non sminuita da chi di questa identità non accetta alcuni elementi, magari anche quelli che noi riteniamo fondamentali. La riconciliazione è possibile, tra i cristiani e nella compagnia degli uomini. (Enzo Bianchi, priore della Comunità di Bose)


MATTEO RICCI, Chinois avec les Chinois

Une série proposée par: Evelyne Oberson

Précurseur de l’échange des savoirs entre la Chine et l’Europe
Matteo Ricci, jésuite italien, s’éteignait à Pékin, il y a tout juste 400 ans

Matteo Ricci fut le premier européen à assimiler la culture chinoise et le précurseur de l’échange des savoirs entre la Chine et l’Europe. Né en Italie en 1552, il débarque à 31 ans aux portes de la Chine dans l’idée d’évangéliser ce territoire très fermé aux étrangers. Dans l’esprit de ces prédécesseurs au Japon, il cherche d’abord à s’accoutumer à la langue et aux traditions locales, si bien qu’il devient un lettré reconnu au milieu des lettrés. Fondateur de l’Eglise en Chine, il n’en est pas moins un passeur culturel incroyable et si les Chinois commémorent cette année les 400 ans de sa mort, c’est avant tout pour sa contribution scientifique et son immense érudition. Il a enseigné ses connaissances en mathématiques, la cartographie et l’astronomie dans un empire où les sciences étaient peu évoluées ou plutôt une société qui avait oublié nombre de connaissances scientifiques. Matteo Ricci a joué un rôle si capital qu’il a reçu les faveurs de l’Empereur, qui a même autorisé que le jésuite italien soit inhumé à Pékin, lui l’étranger, qu’on a surnommé le Lettré d’Occident. Pour commémorer les 400 ans, des festivités, des colloques sont organisés en Europe comme en Chine.

Bibliographie
An Huo, Lettres à Matteo Ricci, Bayard, 2010
Michel Masson(ed.), Matteo Ricci, un jésuite en Chine. Les savoirs en partage au XVII ès siècle, Ed Facultés jésuites de Paris, 2010
Michela Fontana, Matteo Ricci, un jésuite à la cour des Ming, Salvator, 2010.
Etienne Ducornet, Matteo Ricci, le lettré d’Occident, Ed Cerf, réédition, 2010
Vincent Cronet, Matteo Ricci, le sage venu de l’Occident, Albin Michel, réédition, 2010.
Liang Shuming, Les idées maîtresses de la culture chinoise, trad Michel Masson, Ed Cerf/Institut Ricci, 2010
Stephan Rothlin, Becoming a Top-Notch-Player. 18 Rules of International Business Ethics, Beijing, Renmin University Press 2004


lundi 24 mai 2010

(1/5) Matteo Ricci, le Lettré d’Occident

Matteo Ricci maîtrisait si bien la langue et la culture chinoise qu’il a écrit plusieurs ouvrages scientifiques et littéraires en chinois et traduit par exemple les quatre livres du confucianisme en latin. Il a même élaboré un dictionnaire pour faciliter l’acquisition de la langue à ses confrères qui débarquaient de l’Europe.
Pour évoquer ce personnage hors du commun, Michel Masson, prêtre jésuite français, spécialiste de la pensée chinoise contemporaine. Il est aujourd’hui co-directeur de l’Institut Ricci à Paris, centre d’études chinoises.


mardi 25 mai 2010

(2/5) Matteo Ricci, fondateur de l’Eglise de Chine

Il y a tout juste 400 ans, le 11 mai 1610, s’éteignait à Pékin, le jésuite Matteo Ricci. C’est à Pékin-même qu’il a été inhumé et sur sa tombe, on peut lire encore aujourd’hui: « A celui qui venu du Grand Occident avait la réputation d’un homme juste et fit imprimer des livres renommés. » Cet homme de science n’avait pas moins le désir d’évangéliser les lettrés dans l’espoir que la population soit entraînée à leur suite….Une méthode dite d’accommodation dont nous parle Michel Masson, lui aussi jésuite. C’est un grand spécialiste de la pensée chinoise contemporaine. Il a lui-même vécu plus de 20 ans en Asie. Il a notamment enseigné à l’Université de Hong Kong. A 73 ans, il est co-directeur de l’Institut Ricci à Paris, centre d’études chinoises.


mercredi 26 mai 2010

(3/5) Matteo Ricci en héritage

Matteo Ricci- alias Li Madou pour les Chinois- est un homme à la personnalité et aux talents hors du commun. Son programme tient en une phrase : une évangélisation indirecte par le biais des sciences, des techniques et des arts de l’Occident. Pour cela, il a disposé d’une aide précieuse : sa mémoire phénoménale. On le disait capable d’écouter une seule fois une liste de 100 caractères chinois et de les réciter de suite dans l’ordre inverse. Sont aussi reconnues ses compétences cartographiques. Il va dessiner une mappemonde qui va changer la vision chinoise du monde. Elle va d’ailleurs être l’objet de multiples éditions officielles et moins officielles ! C’est de l’ héritage de ce précurseur dans bien des domaines dont nous allons parler aujourd’hui avec Michel Masson, jésuite français, spécialiste de la pensée chinoise et co-directeur de l’Institut Ricci à Paris, un centre d’études chinoises.


Jeudi 27 mai 2010

(4/5) Comme un héritier de Matteo Ricci

Stephan Rothlin, 400 ans après Matteo Ricci, est un jésuite d’origine suisse vivant à Pékin où il s’est établit voilà 12 ans. Il s’est lui aussi imprégné de la langue et de la culture chinoise. Stephan Rothlin est professeur d'éthique et dirige depuis 5 ans le Centre international d’éthique des affaires qu’il a lui-même crée. Héritier de Matteo Ricci, il l’est à plusieurs égards et il est aussi à la suite de deux autres jésuites suisses qui sont allés en Chine. Le premier, c’était le fribourgeois Nicolas Fivaz, au XVII è siècle, ancien élève du collège St-Michel qui n’a vécu que très peu de temps en Chine puisqu’il est mort à 31 ans. L’autre s’appelle Franz Ludwig Stadlin, un Zugois rendu célèbre au XVIII è siècle par toutes sortes de montres, de pendules et autres automates qu’il a fabriqués pour le compte de l’empereur. Deux personnalités dont ne manquera pas de parler un symposium international organisé à Zurich à l’occasion des 400 ans de la mort de Matteo Ricci. Il aura lieu les 14 et 15 juin en lien avec une exposition sur les échanges entre la Chine et l’Europe. Cette exposition se tient du 24 mai au 3 juillet à l’Université de Zurich. Par ailleurs, un colloque international de sinologie, parrainé par l’Unesco se tient ces jours-ci à Paris sous le titre « L’échange des savoirs entre la Chine et l’Europe au temps de Matteo Ricci ( 1552-1610) ».


vendredi 28 mai 2010

(5/5) L’Ethique des affaires en Chine

Les relations entre la Chine et l’Europe datent d’un peu plus de 400 ans, lorsque le jésuite italien Matteo Ricci a réussi à se faire apprécier des lettrés de l’époque et même de recevoir quelques honneurs de l’empereur. A sa suite, les jésuites n’ont cessé d’être présents en Chine. Aujourd’hui, ils ne sont plus très nombreux, mais parmi eux un Suisse, Stephan Rothlin établi à Pékin depuis 12 ans. Ce prêtre jésuite, à bien des égards, a des points communs avec son illustre prédécesseur Matteo Ricci. D’abord il s’est fortement imprégné de la langue et de la culture chinoise et tente de vivre comme un Chinois au milieu des Chinois. Il s’est lancé un grand défi en créant, il y a 5 ans, un Centre international d’éthique des affaires à Pékin dans l’idée d’aider les chinois à se donner des repères éthiques propres à leur culture sans vouloir imposer les vues de l’Occident en la matière.

 

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